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RIPAM : tout comprendre sur le règlement international pour prévenir les abordages en mer

22 juillet 2025 | Actus

Naviguer en mer implique de connaître certaines règles de sécurité. Le RIPAM, ou Règlement International pour Prévenir les Abordages en Mer, en fait partie. Il constitue le socle des bonnes pratiques à bord de tout navire.

Adopté à l’échelle internationale, ce règlement vise à éviter les collisions entre les bateaux. Que vous soyez plaisancier débutant ou skipper confirmé, vous êtes concerné. Comprendre le RIPAM, c’est mieux anticiper, réagir et naviguer en toute sécurité.

Dans cet article, découvrez à quoi sert le RIPAM, à qui il s’applique et quelles en sont les principales règles.

 

 

Qu’est-ce que le RIPAM ?

Le RIPAM est un texte réglementaire adopté par l’Organisation Maritime Internationale (OMI), spécialisée dans les questions maritimes relatives à la navigation.

Le RIPAM a pour objectif d’éviter les abordages en mer, dans les eaux côtières et sur les voies navigables internationales. Il est reconnu par la grande majorité des États maritimes.

En France, sa version officielle est disponible via le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine). Elle s’applique à toutes les embarcations, qu’il s’agisse d’un voilier de plaisance, d’un bateau à moteur, d’un ferry ou d’un cargo.

Le RIPAM précise les comportements à adopter en navigation, les règles de navigation, la signalisation en mer et les manœuvres de sécurité. C’est une référence incontournable pour passer le permis côtier ou hauturier.

 

 

À qui s’applique le RIPAM ?

Le RIPAM concerne tous les navires, sans distinction de taille, de motorisation, de pavillon ou de jauge brute. Cela inclut :

  • Les bateaux de plaisance (voiliers, vedettes, semi-rigides).
  • Les annexes motorisées et les jet-skis.
  • Les navires professionnels (pêche, commerce, transport).

Les règles s’appliquent en haute mer, dans les eaux territoriales et dans certaines zones portuaires. En revanche, sur les fleuves et canaux, c’est la réglementation intérieure qui peut primer.
Même en navigation de loisir, vous devez respecter le RIPAM. L’ignorance de ce règlement n’exonère pas un plaisancier de sa responsabilité en cas d’accident.

 

 

Les règles de base à connaître pour éviter les abordages

Le RIPAM repose sur des principes simples mais essentiels pour assurer la sécurité en mer.

 

Les règles de route

  • En règle générale, un voilier sous voile croisant un bateau à moteur conserve son cap, et c’est au bateau à moteur de manœuvrer pour éviter l’abordage, sauf si le voilier utilise son moteur.
  • Un navire restreint dans sa capacité de manœuvre a la priorité sur tous les autres. Par exemple, un chalutier en train de pêcher a la priorité sur un voilier.
  • Les autres navires doivent éviter les navires au mouillage ou non maîtres de leur manœuvre, à condition que ceux-ci soient correctement signalés.

 

Règle des routes convergentes

La règle des routes convergentes s’applique quand deux bateaux à moteur suivent des trajectoires qui se croisent. Celui qui voit l’autre arriver par tribord doit manoeuvrer pour lui céder le passage.
Le navire prioritaire garde son cap. L’autre doit manœuvrer clairement pour éviter l’abordage. Cette règle s’apparente à une priorité à droite.

Entre voiliers, la priorité dépend du bord du vent. si deux voiliers ont le vent du même bord, celui qui est au vent doit s’écarter, car il est plus maniable.

Si le vent vient de bords opposés, Si le vent vient de bords opposés, celui qui reçoit le vent par bâbord doit s’écarter. Les bateaux à moteur doivent aussi laisser la priorité aux voiliers, lorsque ceux-ci n’utilisent pas leur moteur.

 

La vitesse de sécurité

Il faut adapter la vitesse selon :

  • La visibilité.
  • Le trafic maritime.
  • Les conditions météorologiques.

Une vitesse excessive augmente les risques d’accident et réduit le temps de réaction.

Lire également : Les meilleures applications de météo marine à connaître

 

Obligation de veille

Chaque bateau doit maintenir une veille visuelle et auditive permanente. Cela permet d’anticiper les risques et d’identifier les autres embarcations à proximité.

 

 

Signaux visuels et sonores : connaître le langage universel en mer

En navigation, la communication passe par des signaux visuels et sonores codifiés. Ils sont définis dans le RIPAM et s’utilisent de jour comme de nuit.

 

Les feux et marques de jour à connaître

Les feux de navigation permettent d’identifier un navire, sa direction et sa nature :

  • Vert à tribord, rouge à bâbord.
  • Blanc à l’arrière.
  • Feux spécifiques selon le type de navire (pêche, remorquage, etc.).

En complément, certains navires utilisent des marques de jour :

  • Boule noire pour signaler un bateau au mouillage.
  • Deux cônes superposés pour un navire qui avance à la fois à la voile et au moteur. Il est considéré comme un navire à moteur par le RIPAM.

Certaines situations imposent également l’usage de pavillons :

  • Pavillon A : signal d’un plongeur sous-marin. Les autres navires doivent garder une distance de sécurité de 100 m minimum et réduire leur vitesse.
  • Pavillons N+C : signal de détresse.

 

Les signaux sonores essentiels en navigation

Les signaux sonores servent à avertir d’une intention de manœuvre ou à signaler une situation :

  • 1 coup bref : je viens sur tribord.
  • 2 coups brefs : je viens sur bâbord.
  • 5 coups brefs : incompréhension ou danger.

Par temps de brouillard, des coups longs doivent être régulièrement émis pour signaler sa position.

 

 

Pourquoi le RIPAM est indispensable pour les plaisanciers ?

Connaître le RIPAM, c’est avant tout naviguer en toute sécurité. Les conséquences d’un abordage peuvent être graves :

  • Dégâts matériels.
  • Blessures.
  • Responsabilité pénale et civile engagée.

En cas d’accident, une mauvaise application des règles peut engager votre responsabilité. Votre assurance bateau pourrait refuser une indemnisation si vous êtes en tort.

Le RIPAM est aussi au programme du permis bateau. Sa maîtrise est indispensable pour réussir l’examen.

Enfin, en zone côtière ou dans un port très fréquenté, il permet de naviguer sereinement, même à proximité d’autres bateaux. Pour mieux mémoriser ses règles, n’hésitez pas à utiliser des simulateurs, applications ou quiz en ligne.

 

 

Le RIPAM est un outil fondamental pour la sécurité maritime. Il structure les comportements à adopter pour éviter les abordages et prévenir les accidents.
Chaque plaisancier se doit d’en connaître les règles principales, pour protéger son bateau, ses passagers et les autres navigateurs.

Pensez à regarder régulièrement le RIPAM et à vérifier que votre équipement de sécurité est à jour. C’est la meilleure manière de profiter pleinement de la navigation en toute tranquillité.